Après son duel pitoyable face à Voldemort, le poireau a fuit pitoyablement, laissant le soin aux meilleurs de défendre ce qu'il laisse derrière lui. C'est l'histoire de Héros, qui se battent, qui s'aiment, se déchirent, tentent de vivre tout simplement.
 
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 Un air de rien [ Flashback 1976]

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Minerva McGonagall

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MessageSujet: Un air de rien [ Flashback 1976]   Sam 3 Sep - 22:03

Pas un bruit dans les couloirs. Du moins pas encore. Cela allait vite venir. Une fois que les élèves sortiraient d'un petit déjeuner frugal.
Minerva, la robe de sorcière, tiré à quatre épingle et le chignon serré, marchait d'un pas tranquille dans les couloirs pour rejoindre sa salle de cours. Au petit matin, elle avait laissé son petit appartement de Pré-au-lard et son thé écossais matinal pour venir plus tôt préparer ses cours. Bien qu'elle était enseignante depuis près de vingt ans, la professeur de métamorphose restait très consciencieuse dans son travail. Surtout au vue de sa classe. Les septièmes années. Les ASPICs à passer. Du sérieux. Elle avait cette responsabilité de les amener au plus haut de leurs capacités et le mieux possible.

Et puis Minerva avec de l'affection pour cette classe. Et certains élèves était de ce fait. Tout comme les événements qui semblaient gronder au loin. Un mélange des deux.
Une menace planait sans que l'on ne sache trop d'où elle venait. Des murmures, des bruits de couloirs. Et même si Minerva ne s'occupait pas des racontars, quand Albus restait silencieux sur certains sujets, c'est que danger il y avait.

Au bourt du couloir, une ombre passa et entra dans la salle de sa classe. Bien trop en avance. Un elfe? Non, l'ombre était bien plus grande. Un autre enseignant. Elle ne tarderait pas à la savoir, car il ne lui restait que quelques mètres à finir.

L'enseignante entra dans sa salle pour y voir Sirius Black, assis devant, se balançant sur sa chaise, l'air ravi de se trouver ici.

"-Je vous savais matinal, tardif, mais pas aimer autant mes cours, pour y arriver le premier, Black."

En parlant d'élèves qu'elle appréciait, Black en faisait parti. Il avait beau avoir cette insolence naturelle, ce gout de ne pas rester en place et de préférer les punitions de Rusard que les cours du soir, Minerva avait une préférence pour ce Gryffondor, dont la vie ne le destinait pas à rejoindre la maison de Godric.
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Sirius Black

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MessageSujet: Re: Un air de rien [ Flashback 1976]   Sam 17 Sep - 21:03

Les pieds de chaise du Gryffondor retrouvèrent le sol. Un sourire aux lèvres, Sirius se leva et adressa à son professeur une courbette aussi polie que cocasse.

Professeur McGonagall.

Une main posée sur le torse tandis que l'autre avait rejoint son dos, il se redressa, le regard pétillant de malice.

Votre élégance est un tableau qui mérite que l'on prenne le temps de s'y préparer. Je remercie donc humblement mes camarades de chambrée qui, par leurs ronflements mélodieux m'ont réveillé aux aurores.

Sirius, en flirtant parfois avec les limites de la décence, avait toujours aimé charmer la directrice de sa maison. Sans jamais se faire insistant, ni insolent, il y voyait une manière d'exprimer son affection pour cette femme, dont il admirait l'intelligence et les valeurs.

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Minerva McGonagall

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MessageSujet: Re: Un air de rien [ Flashback 1976]   Dim 18 Sep - 19:51

Black avait cette arrogance touchante. Lui tout comme Potter. Même si ce dernier avait moins son attachement. Peut être pour une raison aussi simple que la vie que le jeune Black avait eu. Issu d'une famille dont on savait aussi sombre que son nom. Adorant et portant fièrement des siècles d'une autarcie que Minerva rejetait. Tout comme ce fils qu'ils avaient rejeté. Rien que sa présence dans la maison de Godric en était la preuve.

Et puis, il était brillant. De ce qui chahute, car il s'ennuie. Là où les autres mettaient deux, trois cours à comprendre, il y parvenait avec bien moins de temps. Et même si son arrogance de fanfaronner à cette réussite sautait au visage au premier abord, d'un mot, d'un geste qui ne paraissaient pas, il mettait sur la voie. Mais beaucoup semblait s'y tromper.
Minerva restait dans l'ombre de cette anecdote. Après tout, cela ne la regardait pas. Elle n'était qu'observatrice de la vie de ces jeunes. Les guidant juste sur le chemin du savoir. Du mieux qu'elle pouvait.


"-Je vous remercie. Un peu de flatterie dès l'aube est le meilleur moyen de commencer la journée."

Le professeur de métamorphose passa derrière son bureau en esquissant un bref rare sourire.

"-Mais j'ose espérer vous connaitre assez pour savoir que cette visite n'a rien avoir avec la préparation de mon cours. D'une façon ou d'une autre. Alors je vous écoute."

Venant de Black, il pouvait avoir de nombreuses raisons. Toutes aussi variées. De la façon de mieux aborder son émancipation qu'il demanderait une fois sa majorité atteinte, une permission d'utiliser une salle pour réviser (même si Minerva se doutait qu'il s'agissait bien là d'une autre manière d'usiter une salle pour lui et ses amis.) ou bien une question de cours. Même si là elle en doutait. Il était rare qu'il faille mener sur la piste cet élève brillant. La seule peur était qu'il la questionne sur ces murmures d'une ombre menaçant la paix de la vie des sorciers anglais.
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Sirius Black

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MessageSujet: Re: Un air de rien [ Flashback 1976]   Mar 20 Sep - 0:34

Sirius avait longuement hésité avant de se rendre en Salle de Métamorphose ce matin-là. Ce qui l'y avait poussé trottait pourtant en lui depuis plusieurs mois déjà.

En tant que Black, il avait grandi au sein d'une famille dont il ne partageait que peu de valeurs - pour ne pas dire aucune. C'est pourtant à travers elle qu'il s'était construit, avec des préoccupations que peu d'autres adolescents de son âge comprenaient. La plupart, d'ailleurs, ne s'en souciaient même pas. Sa rencontre avec James, en ce sens, lui avait apporté plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Tous deux se comprenaient et partageaient leurs questionnements.
A l'heure où les hormones les poussaient tous deux à expérimenter la vie et les filles, telles n'étaient pas leurs seules préoccupations. Ils vivaient également au sein d'un monde sorcier qu'ils désiraient comprendre. Trouver leur place dans l'avenir politique qui se jouait devenait chaque jour une priorité qu'ils n'avaient pas anticipé. Et bien plus encore depuis que les rumeurs circulaient à propos de Voldemort.

Aux côtés de ses parents, et surtout de son frère, il avait évolué du côté obscur. Celui qu'il redoutait et contre lequel il désirait se battre. Le cœur du problème l'avait poussé à quitter les siens, puisqu'il ne pouvait supporter de vivre auprès de personnes aux valeurs si éloignées des siennes. L'acte de rébellion ne lui avait rien coûté, car sa vraie famille, il le savait, se trouvait à Hogwarts. Et si ses camarades et lui formaient une équipe pleine de volonté, il leur manquait une stratégie réelle. Des faits. Voilà pourquoi il se trouvait là, face au professeur McGonagall en ces heures matinales.


Vous savez lire en moi mieux que personne, dit-il accompagné d'un sourire malicieux.

Sirius s'assit de nouveau, puis son expression se durcie. De toute évidence, ce qu'il avait en tête le préoccupait sérieusement. Et il ne savait pas tellement comment s'y prendre pour aborder la question.
Après une seconde de silence, il opta néanmoins pour une approche franche et directe, comme à son habitude.


J'aimerais que nous parlions de Voldemort.

Les yeux rivés à ceux de sa professeur, il perçut l'inconfort de sa requête et s'empressa d'ajouter d'un ton plus badin :

Je sais qu'il s'agit d'une question délicate à aborder pour vous, professeur, face à moi, élève. Loin de moi l'idée de vous placer dans une posture inconfortable, croyez-le. Si je suis là, c'est parce-que j'aimerais me rendre utile, et je ne sais pas à qui d'autre m'adresser.

Son regard refléta alors tous ses espoirs d'être entendu, écouté et considéré comme l'adulte qu'il devenait.
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Minerva McGonagall

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MessageSujet: Re: Un air de rien [ Flashback 1976]   Mer 21 Sep - 18:51

Minerva redoutait cette entrevue. Avec quiconque comme élève, même si elle se doutait bien que cet échange ne se ferait pas avec un élève quiconque justement.
Le professeur s'assit lentement sur sa chaise, le visage fermé et grave. Que dire, à un jeune. Que dire à un adulte en devenir. Qui détenait au creux de ses mains un avenir bien sombre qui se dessinait.


"-Vous êtes aujourd'hui un élève et demain vous serez un adulte."

C'était bien plus là le délicat de la situation. Professeur, adulte ayant un rôle à jouer pour son avenir, où devait-elle se stopper et où avait-elle le droit d'aller. Et garder dans l'ignorance n'était pas une solution. Pire, c'était le meilleur moyen de jeter une génération dans la gueule du loup.
Minerva se tut un instant et reprit:


"-Je tâcherai de vous répondre du mieux que je peux."

Et de ce qu'elle savait. Dumbledore restait encore dans le flou de ce sorcier, qu'on savait adepte de magie noire et qui semblait faire l'admiration d'un groupe de sorciers. D'autres restaient en arrière dans un murmure, lui accordant cependant le mérite de dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas: La pureté du sang. Les sorciers n'ont pas besoin des moldus, des sangs mêlés, des voleurs de magie. Minerva avait, quant à elle, une bien autre vision. Celle de son père, puis de son amour de jeunesse.

"-Il est normal de vouloir prendre une position quand à ce questionnement. Quand à se rendre utile. Ne voyez pas là le professeur qui vous parle mais... Étudiez. La connaissance est une arme redoutable et une alliée fidèle. Et surtout vivez votre jeunesse, afin de profiter de ces liens qui font de vous de jeunes élèves étudiant à Poudlard. La connaissance de l'autre, l’entraide, l'ouverture d'esprit permet de lutter contre l'obscurantisme. "
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